mercredi 28 mars 2012

Cristina Kirchner et les excès du style ?



Aujourd'hui, Incognito vous entraîne en Amérique Latine pour un nouvel épisode de la diplomatie de la robe. Bienvenue en Argentine, sur les terres d’une présidente qui se nourrit à la fois d’ambitions et de style.


En Argentine, c’est une femme qui dirige le pays. Loin de se contenter de son rôle de première dame, qu’elle accomplissait pourtant avec brio, Cristina Kirchner, veuve de l’ancien président argentin Nestor Kirchner, lui succède à la tête du pays.
La présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner
Si, bien évidemment, sa victoire et son ascension ne peuvent se résumer à sa garde robe, il n’en est pas moins qu’elle joue un rôle important dans la construction de son personnage. Le basique de la présidente ? La robe unie, de coupe simple, assortie d’une veste longue de la même couleur. Avec ou sans ceinture, l’effet est sobre mais efficace. Un sans faute qui n’échappe pas aux yeux du monde, qui s’attarde sur les goûts en matière de mode de cette femme en pleine prise de puissance politique.

La présidente ose le vichy violet, aucune faute de couleurs, tout est raccord

Un style plus épuré mais toujours le même basique


La légende veut qu’elle possède des centaines de paires de chaussures, voire même une pour chaque jour. Mais Cristina Kirchner ne dément pas la rumeur ; au contraire, elle assume. Elle crie notamment son amour pour Gucci et Armani et fait fi des critiques. Si on la surnomme parfois « Botox Queen », c’est à cause de son visage parfait. Trop parfait pour être vrai aux yeux des argentins. Le maquillage joue en effet beaucoup dans le vernis extérieur de la présidente. Celle-ci n’apparait jamais en public sans être parfaitement maquillée et coiffée, signe d’une obsession pour le paraître dont elle a compris le pouvoir.


Brushing, manucure et maquillage parfaits, un sans faute
Cristina Kirchner met les couleurs au service de ce paraître. Ses tenues sont acidulées, colorées, vives. A l’instar de la reine Elizabeth II d’Angleterre, les couleurs ne lui font pas peur. Le résultat est incisif et ça fonctionne : on en parle et on décortique la moindre de ses apparitions, parce qu'encore une fois, une femme politique se doit toujours de faire un sans-faute au niveau du style.

En tailleur jaune acidulé pour sa rencontre avec J.L Zapatero


Une robe droite avec son accessoire favori, la ceinture taille empire

Mais si elle aime les couleurs, sa période de campagne est pourtant marquée par le noir. Son mari décède en 2010 et la veuve Kirchner s’affiche la plupart du temps dans des tenues sombres, qui rappellent son état de deuil. Sa côte de popularité y gagne puisque le peuple s’attache à cette image de femme en deuil. Les gens s’identifient. Plus que lorsqu’elle porte des griffes hors de prix et qu’ils lui reprochent de ne pas avoir les pieds dans leur réalité.

Ici lors de son deuxième serment, en décembre 2010


En effet, Mme Kirchner traîne tout de même derrière elle une notoriété un peu « bling-bling » qui la dessert. Ses nombreuses paires de chaussures, ses lunettes de soleil griffées, ses tenues de marques sont autant de marqueurs d’une passion pour la mode que beaucoup jugent excessive. Pour une femme politique de centre gauche, notamment engagée dans la lutte contre la pauvreté, afficher sa richesse est vu comme un affront pour certains, pas tous, des argentins. Surtout lorsque l'on sait que des accusations d'enrichissement illicite planent sur le couple Kirchner.
Pourtant, sur le strict plan de la mode, la présidente porte peut-être des tenues griffées inaccessibles pour la plupart des argentins, mais elle reste tout de même assez sobre dans ses choix. Les coupes de ses robes sont souvent droites et épurées. Elle dégage peut être une image chic, mais néanmoins sobre.
Alors, une présidente au top de la mode ou une passionnée de la mode qui tombe dans l’excès ? Cristina Kirchner oscille.

Blondyn_Bubble
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