mercredi 29 février 2012

Le magazine indépendant Pizza rend hommage au couturier Gianfranco Ferré Part.1

Et voici un mercredi dédié à la mode et à la culture ! Incognito a eu la chance d'être invité à la soirée d'inauguration du quatrième numéro du magazine indépendant italien Pizza.





Un hommage au "styliste architecte" italien Gianfranco Ferré décédé en 2007. Dans cette vidéo plus que ses oeuvres j'ai voulu vous montrer le lieu lui étant totalement dédié : la Fondation Gianfranco Ferré. 

A l'occasion de cette soirée, le magazine italien Pizza a inauguré son quatrième numéro en rappelant le défunt styliste grâce à une exposition de fake cover s'inspirant du travail de ce dernier.

Voici quelques photos des fake cover qui ont le plus attiré mon attention : 




 Gianfranco Ferré est un styliste, le tissu est donc son outil de travail, sa matière première et son produit fini, c'est pour cela que j'ai trouvé intéressante cette cover qui est à l'origine la photo d'un tableau fait à partir de ce tissu.



 Seconde cover qui m'a marqué pour son côté architectural. Lorsque je l'ai vu je me suis demandée si il s'agissait de viande ou de tissu. Et vous qu'en pensez-vous ?




Gianfranco Ferré est connu pour sa passion pour l'Orient, or cette cover le rappelle grâce aux origamis photographiés. L'origami est un art japonais (qui trouve cependant son origine en Chine) consistant dans le pliage du papier. Et en écrivant ces lignes, cela me fait aussi penser que le premier amour de Gianfranco Ferré était l'architecture, par conséquent le modelage, la mise en forme, ne trouvez-vous pas qu'il y a un lien entre les origamis et l'architecture vous aussi ?



Cette cover est celle qui m'a le moins plu mais cela ne m'a pas empêché de la trouver intéressante. Je me suis questionnée sur la démarche de celui qui l'avait conçu : faire une capture d'une page de recherche Google sur Gianfranco Ferré semble plutôt facile à faire mais en y repensant, n'est-ce pas aussi une façon de commémorer le styliste disparu ? Je veux dire par-là en faisant une capture de cette recherche son créateur a peut-être voulu montrer que Ferré restera toujours dans les mémoires et cela car on peut trouver son travail sur une page web, sachant que une des choses caractérisant internet aujourd'hui est sa rapidité ET son caractère éphémère


Incognito n'était pas présent à cette soirée par hasard,  il ne me reste plus qu'à vous dire 

to be continued... 
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lundi 27 février 2012

Une journée en rose

Après une courte absence, voici Incognito de retour ! Ce lundi je vous propose un look printanier ET à l'air pur  sur la Place Majeure.




Permettez-moi ce léger moment de folie mais je n'ai pas pu m'en empêcher après des jours d'hibernation à cause du froid ! Et voici pour vous un petit look printanier, j'ai opté  pour les tons roses. Oui en ce moment les tons pastels sont en vogue alors j'ai voulu tenter même si je n'en suis pas fan et en effet...il a fallu que je rajoute ma petite touche !



 Une touche de fuchsia est ce dont j'avais besoin pour raviver ce look un peu trop terne à mon goût. Derrière moi se trouve la fontaine du Neptune, proche de l'une des plus belles places au monde : la Place Majeure de Bologne.Une place magique de jour comme de nuit.






 Si un jour vous avez l'occasion de passer en Italie, je vous conseille vivement Bologne !



Echarpe : H&M

Veste :  Blu Acqua

Marcel : H&M

Leggings : Calzedonia

Mocassins : SOVO (Corée du sud)







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lundi 20 février 2012

Les chaussures à travers le temps

Chaussures de bal et de promenade

Prenons cinq minutes pour remonter dans le temps. Avec l'exposition des 150 ans de la chaussure au musée de Vigevano, nous voici de retour au XIXe siècle. De quoi réaliser que même à l'époque, le style était de mise. Régalez-vous les yeux ! 


Bottines de la deuxième moitié du XIXe siècle

J'aime vraiment la classe qu'implique ces chaussures. Je n'affirmerais pas qu'elles étaient déjà à l'époque réservées aux couches les plus aisées de la société mais il en découle tout de même une préciosité qui ne peut pas être celle d'une femme du peuple. Les boutons nacrés de la bottine de droite ressemblent à des perles de culture, dont on a le rappel dans l'angle en bas à droite. Comme pour souligner qu'une chaussure peut s'apparenter à un bijou et qu'ils sont aussi précieux l'un que l'autre. 










Chaussures ayant appartenu à Lina Cavalieri, grande cantatrice italienne du début du siècle
Pièce de bottiers parisiens du XXe siècle


Le XXe siècle est marqué par la mode française et en particulier celle venue de Paris. De nombreuses pièces sont confectionnées par de grands bottiers parisiens tels que Beccaria, Argence ou Roger Vivier. La délicatesse de créations comme celle-ci témoigne d'un savoir faire vieux de plusieurs siècles.
  


Coup de coeur pour cette botte du début du siècle. Le tissu nacré rehaussé de fins boutons noirs met en valeur la chaussure. Le style est sans faute, notamment grâce à la forme, la hauteur du talon et le contraste entre le tissu crème et les boutons noirs. 
On aime ! 



Avec ou sans talons, les chaussures du XXe siècle sont déjà recherchées, avec une forme très caractérisée qui permet de mettre le pied en valeur, même si à cette époque, ce dernier ne s'aperçoit encore que rarement... Les décors sont soignés, en perles ou en broderies et laissent sous entendre la finesse du pied qu'ils habillent.




Le texte explique l'importance grandissante des bottes dans les années 60 et au-delà. La raison ? Le développement de la mini-jupe et la possibilité de découvrir de nouvelles façons de se chausser. Ici, les deux paires en exposition montrent l'évolution du style : dans les 60's, on ose la couleur et on stylise la chaussure qui se voit enfin.




 Dans la veine hippie, les chaussures des années 70 montent dans les hauteurs. Les talons sont vertigineux et les couleurs se joignent à la fête. Mention spéciale à la chaussure de droite et ses froufrous totalement seventies !
  

Des talons en instance de montage



Mais les pays "industrialisés" ne sont évidemment pas les seuls à se chausser. Faisons un très rapide tour du monde des modes internationales... Comment sont vêtus les pieds de nos voisins ? 



Cameroun_Sabots pour les danses rituelles 1975 - 1985

Chaussures chinoises


La photo nous permet de relier la petitesse de ces paires de chaussures avec la pratique ancestrale chinoise. Les petites filles avaient les pieds bandés afin d'empêcher leur croissance. En effet, comme vous le savez sûrement, c'était un signe de beauté que d'avoir de petits pieds. La dame sur la photo met en lumière les conséquences tragiques de si jolies chaussures sur le physique humain.

Babouches avec la pointe relevée

Comme quoi, on peut compter sur nos habits pour avoir du style, mais la chaussure, c'est LA touche en plus, celle qui peut faire toute la différence... 

Rendez-vous dans un prochain post avec les modèles des créateurs de haute couture pour des étoiles dans les yeux...


Blondyn_Bubble
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vendredi 17 février 2012

The Twelves


Ce vendredi, laissez-moi vous présenter un (pas juste) autre très bon duo de DJs: The Twelves.




Radiohead, The Virgins, ou encore Yelle, Kylie Minogue et La Roux. Le duo brésilien The Twelves est passé maître dans l’art d’insuffler une nouvelle fraîcheur à des morceaux que l’on appréciait déjà en y ajoutant une juste dose de funk qui s’associe parfaitement avec la partie vocale de la chanson originale. Ils ne se contentent pas d'ajouter des sons par dessus l'original  comme le font les mauvais DJs, mais prennent en compte les particularités des morceaux qu'ils choisissent afin de les sublimer avec une bonne ligne de basse funky.
Ils mettent aussi la lumière sur des groupes moins connus comme Black Kids avec par exemple l'excellent remix de I’m Not Gonna Teach Him How To Dance With You.





   Ils ont choisi un morceau des The Black Kids et ont décidé de garder la voix originale pour sa qualité et pour les paroles assez géniales. Comme l'instrumental de la chanson des Black Kids était trop chargée, les deux DJs ont donc crée une bonne mélodie basée sur la partie vocale et ont ajouté un rythme funk. 

Mood of the song: Imaginez-vous à une soirée où sont rassemblés des gens très différents mais tous plus cool les uns que les autres, lancés dans des conversations interminables à partir de questions existentielles.
Si vous êtes une femme, vous portez un blazer oversized bleu electrique sur un top blanc rentré dans une jupe tube noire. Vous tenez une pochette noire cloutée dans une main et une vodka sunrise dans l'autre.
Si vous êtes un homme, vous portez un gilet vintage sur un T-shirt, un chino beige et des mocassins. 


Want more ? (I'm sure you do !): Hurricane Jane - Take On Me - Reckoner 

Absolute B.
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mercredi 15 février 2012

Trois nuits avec Van Gogh


   Vous connaissez mon amour pour la lumière nocturne grâce à mon Eloge de la lumière. Alors quand mes yeux se posent sur les tableaux de Van Gogh, c’est l’émerveillement. 

   Vincent Van Gogh peint ce tableau une nuit, au-dessus de Saint Rémy de Provence. Il ne le nomme pas, le considère comme une simple étude pour voir comment rendre la nuit en peinture. Il l'envoie d'ailleurs à son frère Théo en affirmant ne pas en être content, ce que ce dernier lui confirme. A leurs yeux, c'est un échec. La nuit étoilée, nommée ainsi à posteriori, est devenu le tableau le plus connu et le plus aimé au monde. Pour un échec ...


La nuit étoilée


 Si c'est un échec, alors c'est un échec d'une beauté incroyable. Le contraste entre les couleurs complémentaires que sont le bleu et le jaune est cher à Van Gogh. Et à raison, puisqu'il donne une intensité au tableau dont peu d'autres peuvent se targuer. Les tourbillons dans le ciel attirent le regard mais ce dernier est vite captivé par les lumières qui s'en dégagent. Le tableau scintille, à mes yeux.


Nuit étoilée au-dessus du Rhône



La véritable Nuit étoilée de Van Gogh, la voici. Celle que l'on a appelée après coup La nuit étoilée au-dessus du Rhône, pour la différencier de l'autre, a pourtant été peinte un an avant. Et c'est pour elle que le nom original avait été créé. Ce qui me fascine dans ce tableau ce n'est pas le couple à l'avant plan, bien qu'ils aient l'air perdus au milieu de cette étendue d'eau. Ce n'est pas non plus le ciel étoilé qui donne pourtant le nom au tableau. 

Non, ce qui illumine mes yeux, ce sont les réverbérations de la lumière sur le fleuve. Comme un miroir de la vie nocturne d'une ville pleine de lumière, un lien entre l'eau et la terre ferme. On a presque envie d'entrer dans les bars qu'on imagine sur les quais pour saisir l'instant. 


Terrasse du café le soir

Or, l'instant, Van Gogh a très bien su le saisir ici. Nous voilà sur la terre ferme. Mais à l'intérieur de la ville. Dans ces ruelles sombres éclairées par les fenêtres des immeubles, par la vie intime. Sur cette place si typique qu'on peut tous la rapporter à un lieu connu. Ce tableau sent bon l'été et les verres entre amis sur les terrasses. Le vin blanc et les concerts en plein air. 

Ce tableau parle, tout simplement. Il met en image les souvenirs de chacun.

Blondyn_Bubble


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lundi 13 février 2012

Dr.Martens & Haori

Tous les lundis, Incognito vous propose de faire un tour dans sa garde-robe, aujourd'hui nous vous avons concocté un petit look entre Angleterre et Japon.


Mission du jour : intégration à mon look de mes Dr.Martens et de mon haori vintage (veste courte portée par dessus le kimono, initialement il s'agissait d'un vêtement masculin qui a ensuite été intégré à la garde-robe féminine aux alentours des années 1868) acheté dans le fameux kimonoya dont je vous parlais ici.



Lorsque je vois cette paire de Dr.Martens, elle me ramène tout droit à mes années lycée. C'est exactement pour cela que je n'ai pas voulu enlever les lacets que j'avais mis à l'époque 
pour les personnaliser. 




Il est trop beau mon haori ! Quand je le vois je me dis que il ne doit pas y avoir beaucoup de personnes qui possèdent une telle pièce dans leur garde-robe. Lorsque je l'ai acheté, j'avais pensé le mettre comme une robe, ce que je faisais jusqu'à présent, jusqu'à ce qu'une amie me dise "mais pourquoi tu le mets pas en veste ?" Je crois que ma réponse à cette question  ressemblait un peu près à ça : "...". Et oui le haori est en effet une veste et jamais dans mon esprit je n'avais pensé à le porter comme tel, un peu dommage quand même !


 Bon trêve de discussion maintenant, voici les photos du look :





Le premier essai m'a peu convaincu, j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose, c'est pour cela que j'ai rajouté un élément :





Bijoux portés avec la tenue


Alors que pensez-vous de mon choix ?







Cardigan sans manches : Zara 

Haori vintage : kimonoya (Tokyo)

T-shirt : Zara 

Short en jean : Pull & Bear
Collants : ASOS

Chaussures : Dr. Martens

Bagues : Artisanat Cameroun et Mali 

Boucles d'oreilles : Marché de la Montagnola (Bologne, Italie)
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vendredi 10 février 2012

Funky Factor

   Ce vendredi, laissez-moi vous présenter un DJ dont on ne peut remettre en question les remix car ce sont de vrais cadeaux sortis tout droit de son esprit: 
Shook.






   Si Crave You des Flight Facilities est un condensé de tout ce que l'on aime entendre dans un morceau, le DJ Shook personnifie l'art du remix. Il est en fait la réponse parfaite à donner à ceux qui remettent en question la légitimité d'un remix. C'est un vrai musicien qui réussit à ajouter une bonne ligne de basse et d'impressionnants solos au clavier pour apporter rythme et funk à une chanson. 

   


   Le meilleur exemple de son talent est probable son remix de Lights d'Ellie Goulding.  Il nous permet d’apprécier la magnifique voix d’Ellie Goulding qui ne ressortait pas dans l’original tant l’instrumental était plat.


   Pour notre plus grand plaisir, Shook a récemment sorti un nouveau remix, I Got You   de Jodie Marie. L'intro joue le rôle d'appât: le rythme nous captive et on bat la mesure en attendant que le morceau parte. Enfin arrive 0’30, un rythme funky et cool sur lequel on ne peut s'empêcher de bouger. Et c'est parfait parce qu'il y a ce facteur funky caractéristique du travail de Shook. 






Absolute B.
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mercredi 8 février 2012

Les remix sont des cadeaux dont l’emballage compte tout autant que ce qu’ils contiennent



J’obtiens souvent la même réaction lorsque je dis que j’écoute de l’électro : « l’électro, ce n’est pas de la musique, c’est simplement des sons créés par ordinateur ». Pour ceux qui partagent cet avis je ne peux rien. En revanche  j’ai souvent une discussion passionnée avec ceux qui me répondent que « les DJs n’inventent rien, ils reprennent juste des chansons qui existent déjà et les remixent à leur sauce ». En effet, on peut questionner la légitimité d’un remix. Pourquoi et pour quoi reprendre un morceau et le modifier lorsque celui-ci est déjà bon voire très bon ?

Pour moi il y a deux réponses, et elles se résument à… Christo ! Ce couple d’artistes contemporains est connu pour ses monuments empaquetés, travail monumental et éphémère qui consiste à emballer des monuments tels que le Reichstag (le parlement allemand) ou le Pont Neuf à Paris avec du tissu. Ils définissent leur art comme « le résultat d’une réflexion et d’une intuition esthétique imposée à un environnement naturel et construit ». C’est donc leur façon à eux de remixer des œuvres déjà existantes, en offrant au public des monuments emballés comme des cadeaux pour leur permettre de redécouvrir ces édifices qui leur sont pourtant familiers. Et une fois déballés, ils peuvent alors être appréciés sous un angle encore différent.

Pont Neuf à Paris, revu par Christo



Il en va donc de même pour les DJs à la différence près qu’ils ne dissimulent pas mais modifient. Remixer signifie célébrer un morceau déjà existant en en offrant une vision différente, celle du morceau réfléchi au travers de l’esprit d’un artiste qui a une esthétique différente de la musique. Le morceau est déconstruit puis reconstruit, souvent sur la base d’un rythme différent mais la mélodie ou la partie vocale est gardée presque intacte pour préserver l’esprit  de l’original. C’est d’ailleurs ce qui fait que c’est un remix et non du plagiat. 

Car un remix peut parfois aussi améliorer une chanson selon l’esthétique de l’artiste en mettant en valeur un aspect de l’original tout en y apportant des modifications de style. Dans un tout autre registre le remix de Moi, Lolita d’Alizée par Julien Doré est remarquable parce qu’il transporte un tube pop des années 90 dans un genre plus rock qui laisse plus de place aux paroles. Celles-ci prennent alors une toute autre dimension bien qu’elles soient chantées par un homme alors que destinées à l’être par une femme.

C’est donc ce que je tente d’expliquer à tout sceptique concernant les remix en espérant que la prochaine fois qu’il en écoutera un (bon), il saura apprécier ce cadeau sorti tout droit de l’esprit d’un artiste.

Absolute B.
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lundi 6 février 2012

C'est la faute des mag, magazines !

Tous les lundis, Incognito vous fait découvrir sa vision de la mode à travers un look ou un article dédié à ce monde. Aujourd'hui, je vous montre une partie de mes magazines, dont deux qui me tiennent particulièrement à coeur : Maps et Cracker Your Wardrobe.





musique : Guckkasten - Gabial



  Et voilà une petite vidéo vous montrant (une infime) partie de ma collection de magazines de mode que j'ai ici en Italie. J'ai voulu partager cela avec vous car ces magazines sont aussi une vision du monde à mes yeux, en effet j'ai des magazines d'éditions française, italienne, japonaise, anglaise et coréenne. En les feuilletant je constate que même si la mode est un phénomène qui uniformise, chaque pays à sa façon de concevoir ses magazines de mode et surtout ce qu'il y a de plus intéressant : chacun en les lisant s'inspire de la mode pour se créer un style propre


   Mes voyages au Japon et en Corée du sud m'ont encore plus convaincus de ce phénomène. A la différence des stars ou des bloggers ayant un style que l'on cherche parfois à trop vouloir nous faire adopter plutôt que de nous en inspirer, dans les pays où je suis allée en Asie, j'ai noté un bon équilibre entre mode et style.Il y a certes un fort engouement pour les grands couturiers et les grandes enseignes du prêt-à-porter, mais le style est indéniablement très marqué. Voilà pourquoi dans la vidéo je vous montre en particulier deux magazines coréens Maps et Cracker Your Wardrobe.













   Maps est selon moi un magazine informant ses lecteurs sur les dernières tendances tout en oubliant pas d'y inclure une touche de style avec plusieurs pages dédiés au street style. Je trouve significative l'idée de style ici car on a en couverture comme titre "Killed for Fashion" et en photo un garçon qui porte en tout et pour tout des lunettes de soleil et sur la tête un masque de catcheur..alors je vous dirais "mouais c'est pas trop tendance tout ça mais quelle attitude !". Oui car je crois que pour Maps ce qui compte c'est bien l'attitude.











Cracker Your Wardrobe est sûrement le magazine que j'aime le plus. Son nom est évocateur, il s'adresse directement aux lecteurs. Pas étonnant dans ce cas que sur la couverture figure une photo de street style de deux tokyoïtes. Pas de séances photos avec des vêtements de grands couturiers ni de décors ou de maquillage. Ici ce qui prime ce sont la rue, les gens et leur style. Cracker Your Wardrobe est en conséquent le magazine des "real people" comme vous et moi.


Et vous, vous lisez quoi comme magazines de mode et pourquoi ? 


Shug'A'Very 


* C'est la faute des mag, magazines ! est un titre que nous avons choisi en référence à la chanson de Yelle "A cause des garçons" 
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vendredi 3 février 2012

Echoes of Silence - The Weeknd


Le post musical de ce vendredi vous propose de découvrir un artiste plus que talentueux qui vous transcendera, surtout si vous êtes fan du King Of Pop, Michael Jackson.




   Le mois dernier, The Weeknd (prononcez "the weakened") a sorti un nouvel album, Echoes of Silence, impressionnante troisième partie  d'une trilogie. En guise de morceau d'ouverture,The Weeknd a choisi D.D. (pour Dirty Diana), chanson dans laquelle il imite la voix de Michael Jackson avec une telle ressemblance que c'en est presque dérangeant. L'instrumental du morceau est si profonde qu'elle élève le morceau à un autre niveau bien au dessus de la simple reprise insipide d'un morceau du King of Pop.
   Ce morceau est un message très audacieux de la part du jeune artiste de 21 ans, surtout placé en début d'album. Comme s'il voulait faire preuve de sa détermination et de sa confiance en son talent. Car en effet, si ses deux premiers albums, tout aussi bons, transpirent plus la luxure et l'auto-destruction par la drogue et le sexe, ce troisième album est plus centré vers un nouvel état d'esprit de l'artiste qui s'affirme en tant que tel. Le rythme et le tempo des morceaux est plus fort et plus frappant.
   Oscillant entre pop et R’n’B, The Weeknd est pour sûr un artiste émergeant dont le talent a non seulement été remarqué par de nombreaux fans mais aussi par des producteurs et rappeurs comme Drake and Lil Wayne.


Want more ? Montreal  // What You Need - High For This -


Et n'oubliez pas de visiter notre sanctuaire musical Absolute Bassline et retrouvez ces morceaux dans notre playlist Youtube Absolute B's Playlist #1
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mercredi 1 février 2012

Gênes, mon amour.

J’ai vécu un an en Italie. J’ai vu des choses toutes plus belles que les autres. Et pourtant, au-dessus de Rome et ses merveilles, au-dessus de Florence et sa culture, au-dessus de Sienne et son soleil, une seule m’est restée comme un talisman au fond du cœur… Gênes.

Gênes selon l'art de rue _ Tableau fait avec des petits cailloux

D'abord, les couleurs de la ville sont fascinantes. Le soleil leur donne un éclat que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs qu’en Ligurie. Chaque façade a sa teinte particulière et la légende raconte qu’ainsi, les marins de retour au pays pouvaient discerner leur maison depuis le large. Le regard est attiré par cette variété de couleurs mais, loin de former un ensemble criard, la ville gagne en harmonie et en magie.

Piazza dei truogoli _ Les couleurs de Gênes


L'architecture ensuite. On est dans le trop : tout, partout, encore, plus. Mais quelle beauté. Chaque édifice a son détail frappant. On admire chaque angle de rue, chaque fenêtre, la pierre est ciselée comme de la dentelle. Les trompe-l’œil sur chaque bâtiment brouillent les pistes et la ville acquiert une nouvelle dimension magique : ce qui est n’est pas ce que l’on voit, il faut chercher en-dessous des apparences.  

Une façade en trompe-l’œil sur le port antique

Une ville de lumière également. Encore une fois, la ville est double. La lumière de la Piazza de Ferrari, qui illumine une fontaine pleine de grâce, disparaît dans les petites ruelles de la vieille ville. 

Piazza de Ferrari et sa fontaine majestueuse


Alors que le Port est lumineux et coloré, les ruelles qui en partent sont sombres et fermées. On touche les murs à bout de bras et on entre dans la Gênes populaire, où le linge pend aux fenêtres et où la lumière est lointaine.

Les ruelles du vieux Gênes, entre ombre et lumière

 Un talisman intérieur enfin. Parce que comme toutes les villes italiennes, Gênes est une ville aux trésors cachés. Chaque église, aussi insignifiante soit-elle de l’extérieur, renferme des merveilles. Les ruelles sombres sont le théâtre de scènes de vie internes qui suspendent le temps. Les bâtiments ont des cours intérieures qui coupent le souffle. Et le touriste doit se transformer en aventurier. Gênes vaut encore plus le coup dedans que dehors.

Une fontaine dans la cour intérieure du Palazzo Lomellini

Un peu comme une belle femme.

Blondyn_Bubble
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