samedi 26 novembre 2011

Strasbourg, traditions et instantanées



La cathédrale vue depuis les quais


Strasbourg est une ville aux multiples facettes. Le côté traditionnel des maisons à colombage est célèbre mais la "capitale européenne" offre de nombreux autres visages que beaucoup ne connaissent pas... Arrêt sur images.

Au fond du jardin

Quartier de la Petite France

Quartier de la Petite France _ Maison typique alsacienne
Le quartier de la Petite France regorge de petites rues traditionnelles, aux maisons colorées, avec les poutres apparentes. Les fenêtres sont ornées de fleurs ou de décorations de noël suivant la saison. L'atmosphère y est assez paisible malgré les flots de touristes qui arpentent toute l'année cette partie hautement touristique de la ville.


Entre les places de l'Esplanade et de l'Etoile, les bords du canal sont le lieu de pauses ensoleillées pour les petits comme pour les grands. Les cygnes nous regardent depuis en bas et la médiathèque nous surveille de toute sa hauteur : ça améliore un peu le face à face terre-à-terre avec l'énorme centre commercial qui se trouve de l'autre côté de l'eau.

Couple sur le lac du Parc de l'Orangerie

Jeux d'eau au Parc de l'Orangerie


Le parc de l'Orangerie est un des plus beaux parcs que j'aie vu. Il est immense et du coup, quand on en fait le tour, on alterne entre les jeux pour enfants, le mini zoo, la cascade, le kiosque d'inspiration japonaise, le "château" des propriétaires et ainsi de suite. C'est vraiment un endroit hors de la vie urbaine.


Quartier de l'Université

Une boutique d'artisan très traditionnelle sur les quais

Jardin des Deux rives, côté allemand
Je finirai avec cette photo exposée sur une plaque transparente dans le Jardin des Deux Rives, qui se sépare en deux : une partie française à Strasbourg et une partie allemande à Kehl. Cette photo m'a vraiment frappée par sa lumière. Le contraste entre la peau noire et le foulard blanc donne une intensité incroyable à la photo. Et la lumière du soleil qui passe à travers le verre renforçe cette impression. Quant à son regard, je laisse à chacun le soin d'en penser ce qu'il veut ...

Blondyn_Bubble
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samedi 19 novembre 2011

United Colors of Benetton - Unhate


La nouvelle campagne de la marque Benetton fait aujourd’hui scandale. Revenons d'abord sur la marque haute en couleur et ses publicités provocatrices.

« Faites l’amour, pas la guerre ! » semblent crier les affiches de Benetton. Cette marque, créée en 1965 et gérée par une famille italienne a toujours donné dans la provocation par ses campagnes controversées. Cependant, la campagne Unhate paraît prendre plus d’ampleur que les autres. Et pour cause, elle met en scène les grands dirigeants politiques et spirituels de ce monde en train de s’embrasser les uns les autres.


 

Très tôt, United Colors of Benetton a misé sur la diversité déjà évoquée dans le nom de la marque, que ce soit pour ses mannequins venant de tous horizons que pour les couleurs et les textiles. Ainsi, les campagnes de pub dirigées par Olivier Toscani relèguent les vêtements au second plan  pour prôner l’humanisme.



En 1991, le multi-culturalisme et la tolérance sont à l’honneur.


En 1993, Benetton se mobilise contre le virus du Sida et la phobie qu’il entraîne, mettant alors les malades séropositifs au ban de la société.

En 1996, le groupe prend position contre la peine de mort.


En 1997, c’est contre la faim dans le monde que lutte la marque.

En 1998, à l’occasion de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Benetton diffuse une campagne plus soft mais tout aussi engagée.


Et en 2003, la campagne supporte le Programme Alimentaire Mondial.

Depuis la marque s’est assagie. Peut-être à cause des différentes poursuites judiciaires notamment après la campagne de 1996 ou parce que Toscani a quitté le groupe. Mais récemment, Benetton a souhaité renouer avec son côté subversif et a lancé sa campagne Unhate. Les affiches ont rapidement dû être enlevées après les vives réactions de la Maison Blanche et surtout du Pape.


Le leader Suprême de la Corée du Nord (Kim Jong il) et le Président de la Corée du Sud (Lee Myung Bak)

Le Président des Etats-Unis (Barack Obama) et le Président du Venezuela (Hugo Chavez)

Le Pape (Benoît XVI) et l'Imam égyptien
Les trois images les plus choquantes à mon goût. (Notez que le président Obama est le seul à embrasser deux personnes, veinard !)



Mais d’un point de vue marketing, la campagne était (presque) parfaite. Le nom d’abord, « unhate » (ne vous haïssez plus) et non pas « aimez-vous les uns les autres », tellement cliché aujourd’hui :par ce seul mot, un nouveau concept de tolérance est introduit dans un climat politique mondial tendu.
Les images sont fortes : impossible de rester impassible devant ces affiches désacralisant ces dirigeants d’ordinaire si sérieux. D'ailleurs les couples ne sont pas choisis au hasard mais sont des couples d'opposants politiques. C'est pourquoi les affiches précisent la fonction de chaque personnalité et non leur nom qui importe peu. On est choqués et c’est le but. Nous interpeller, nous provoquer pour nous faire réagir. 
Et tout le monde est concerné. La marque a bien pris soin de choisir des personnalités bien diverses, européens, asiatiques, musulmans, chrétiens...
Les vives réactions qui ne se sont pas faites attendre n’ont donc fait qu’aller dans le sens de Benetton. Tout le monde en parle à commencer par les dirigeants eux-mêmes. Quelle meilleure publicité que le Pape ou la Maison Blanche s’exprimant sur le sujet pour toucher un large public ?
J'ajouterai cependant qu'il s'agit plus de politiquement incorrect que d'offense à ces personnalités et à ce qu'elles représentent. Après tout, les affiches ne leur demandent que de s'entendre, de se respecter les uns les autres et de mettre leurs rivalités de côté pour montrer l'exemple. Bien sûr elles portent aussi atteinte au droit à l'image (merci Photoshop)  mais ces baisers ne semblent être que l'expression d'une amitié forte (comme les baisers russes par exemple)


Et les vêtements dans tout ça ? On a bien compris que le groupe a souhaité privilégier un message, une éthique pour servir de reflet à ses produits. Et l’on en oublierait presque qu’il s’agit d’une marque plutôt que d’une ONG. C’est là où réside le génie de Benetton. Quand on rentre dans ses magasins, on aurait presque l’impression de faire une bonne action en ressortant avec des poches plein les mains. Et vous savez combien les accros au shopping ont besoin d’être déculpabilisées ! Mais difficile de ressortir de chez eux avec plus d’un vêtement à la fois. Car si la marque a souhaité ne pas inclure ses produits dans les clichés, la campagne aurait tout de même pu être efficace si leurs collections étaient suffisamment créatives et décalées. Or on s’ennuie chez Benetton. Les pièces sont colorés, certes mais les coupes sont insipides par rapport aux campagnes de publicité. Ils ressemblent à des basiques bien trop cher pour leur coupe.



On regrette donc que les créateurs et leurs designs n’aient pas autant de choses à dire que leur directeur marketing. Parce que même s’il s’agit de publicité, l’intention est là. On ne peut nier toutes ces années de messages d’ouverture d’esprit, de tolérance et d’humanisme qu’il ne fait pas de mal de renouveler dans le contexte actuel.


Absolute B.
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vendredi 18 novembre 2011

COS Printemps-Eté 2012



COS Bordeaux


    Lancé en 2007 par le groupe suédois H&M, COS ou Collection Of Style est une enseigne qui a pour vocation de créer des vêtements au design de qualité à des prix abordables afin de rendre la haute couture accessible à tous. Elle compte maintenant une quarantaine de magasins en Europe, dont un à Bordeaux depuis 2009.
  Si leurs designs se veulent minimalistes et leurs coupes épurées, ils ne manquent cependant pas de volumes et réussissent toujours à être à la mode sans pour autant nous empêcher de continuer à les porter une fois la saison terminée. En effet, les vêtements proposés sont surtout des basiques, mais des basiques pointus et intemporels. 

A l’heure où nous sommes plus préoccupés par l’achat d’un bon caban, COS vient de présenter sa collection Printemps-Eté 2012 et nous n’avons qu’une hâte, que les beaux jours refassent surface pour booster notre garde-robe grâce aux pièces proposées.





Les couleurs sont froides : bleu marine, bleu pâle, bleu ciel ;  vert foncé, vert pâle, du gris et du blanc. Les coupes sont audacieuses et innovantes. Ainsi, chez les femmes, le bleu cile vient adoucir des coupes droites. La jupe droite se modernise grâce à un pli stylisé, les manches des T-shirts sont larges et les épaules des robes de fillette sont extra-larges voire carrées. Les chaussures sont des sandales minimalistes à semelle épaisse qui s’accordent avec n’importe quelle pièce proposée.









Du côté des hommes, la collection est moins inventive. La veste de costume et le pantalon 7/8 qui laissent apparaître des chaussettes blanches se déclinent en vert d’eau, bleu marine et couleur sable. On préfère la chemise boutonnée jusqu’en haut plutôt que le col façon fièvre du samedi soir. Cependant, l’allure reste preppy à l'image de Simon de la série Misfits… On aime !













Mais pas besoin d’être un jeune adulte mal dans sa peau pour porter cette collection qui ne peut constituer une garde-robe à elle seule (au risque de devenir ennuyeuse) mais doit en intégrer une pour la maximiser.

Absolute B.
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samedi 12 novembre 2011

Teesement Glamour

    "Effortlessly chic" c'est l'expression qui, je pense, convient le mieux pour décrire Dita Von Teese. A la voir, on dirait presque une apparition tellement elle semble irréelle. Chevelure de jais coiffée à la manière des stars de l'âge d'or hollywoodien, peau de porcelaine, lèvres et ongles rouge écarlate : elle paraît venir d'une autre époque. Dita n'imite pas mais incarne bien le mythe de ces icônes glamour du cinéma hollywoodien que sont encore aujourd'hui Marylin Monroe et Marlène Dietrich, pour ne citer que ces deux-là. Parce qu'elle incarne un genre de beauté à contre-courant des canons imposés par la mode actuelle, elle est "effortlessly chic".

  


    Glamour, c'est le mot que presque tous les stylistes (à vrai dire tous ceux qui ont eu l'occasion de la voir) emploient lorsqu'ils parlent de Dita. Et d'après moi, ils ont tout à fait raison de l'utiliser. Saviez-vous qu'à l'origine, le mot glamour appartient au monde des contes de fées et des sorcières? Ce mot définirait en effet un sort jeté à une personne dans le but de la rendre attractive aux yeux d'une autre ou vice-versa. Dita correspond parfaitement à cette définition : elle ensorcèle, c'est pourquoi elle est glamour. C'est ce pouvoir d'attraction qui a fini par faire d'elle une icône de la mode.  Moschino, Wonderbra, Vivienne Westwood, Giambattista Valli sont d'autant de grands noms qui sont tombés sous son charme. Mais pas uniquement puisque Cointreau, Martini ainsi que Perrier ont aussi compris qu'avoirDita  pour représentante, c'est avoir la touche de glamour qu'ils n'avaient peut-être pas auparavant. Pour ma part, je resterai dans le monde de la mode. Si je devais associer Dita à un styliste ce serait Jean Paul Gaultier. Regardez cette vidéo et vous comprendrez ce que je veux dire :




Dita Von Teese ospite di Gaultier di penelope71

Avez-vous réussi à détacher vos yeux de l'écran? Moi non! Elégance, charme et désinvolture, c'est que j'ai ressenti en voyant ces images. Voilà pourquoi je dis de Dita qu'elle est "effortlessly chic" autrement dit glamour.

    Vous avez remarqué? Je vous parle de Dita comme d'une icône à la fois glamour et mode alors que c'est la reine de l'effeuillage. Ironique non? C'est justement pour cela qu'elle mérite bien son titre de reine du burlesque. Pour vous en rendre compte je vous laisse regarder cette vidéo tirée du spectacle qu'elle a donné au Crazy Horse : 


Dita Von Teese - Crazy Horse 02 di GlossyMagazineTV

     Cette vidéo est un remake d'une scène du film There's no business like show business et la chanson qu'elle interprète s'intitule "Lazy"(interprétée par Marylin Monroe dans le film). Je vous invite à cliquer sur le titre du film afin que vous puissiez voir que Dita ne copie pas Marylin, elle s'en inspire et rajoute sa touche personnelle : le burlesque. Au-delà du strip-tease, Dita n'oublie pas de faire sourire. Marylin charme uniquement, tandis que Dita vous charme ET vous laisse un sourire béat, n'êtes-vous pas d'accord avec moi?

L'ensorcelée, Shug'A'Very

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vendredi 4 novembre 2011

Décalages culinaires d'une française en Italie

   Le goûter. Grand moment dans la vie des petits et même des grands, je l'avoue sans honte. Alors quand je suis arrivée en Italie, patrie de la glace et de toutes sortes de mets plus délicieux les uns que les autres, je me suis frotté les mains. J'imaginais déjà avec plaisir les kilos que je prendrais en goûtant tous les parfums de « gelato ».

 




   Aussi, lors de ma première promenade en ville avec ma famille d'accueil, lorsque la mère a proposé de s'arrêter pour le goûter, ma gourmandise s'est réveillée de sa fausse torpeur. Ô joie ! Je vous laisse donc imaginer ma surprise face à la proposition de la mère de famille « Tu veux une part de pizza ? ». Mon esprit de bonne petite française, chez qui la pizza est un repas et le goûter se compose de choses pour la plupart sucrées, a fait un looping.
Bien évidemment, la première pensée qui m'a traversé la tête était à classer dans la catégorie Obélix « Mais ils sont fous ces Romains ! ». A qui viendrait l'idée de manger de la pizza au goûter ? Et puis, à y réfléchir, j'ai de suite capté l'intérêt de la chose : la possibilité de découvrir une culture différente, une autre façon d'envisager la nourriture, une nouvelle manière de considérer mes acquis culturels.


Pâtes au poisson et petits légumes


   Oui, les italiens que j'ai côtoyé mangeaient de la pizza et de la focaccia à 10h et au goûter, ils considéraient les pâtes comme une entrée et les cacahuètes comme un dessert. Le repas typique dans ma famille italienne se composait d'un plat de pâtes en sauce en entrée, puis d'une viande et d'un légume (pas obligatoire) et d'un fruit en dessert. De fait, les cacahuètes et les noix étant considérées comme un "fruit" sec, elles étaient proposées en dessert, au même titre qu'une pomme ou une orange.

Foccaccia nature et Foccaccia à la tomate

   Dans une mondialisation culturelle toujours plus forte, les emprunts sont multiples et variés. Nous leur avons piqué la pizza et avons créé nos propres pâtes selon le modèle des leurs. Allez donc dire à un italien que vous mangez les pâtes bien cuites avec du beurre et regardez sa réaction. Quant à eux, ils nous ont emprunté les croissants et les ont adaptés à leurs envies. Les croissants italiens sont à base de fleur d'oranger et fourrés à la crème, à la confiture ou au chocolat. Quand je leur ai appris qu'en France, ils étaient essentiellement natures, ils ont eu du mal à concevoir la chose. Ainsi va la vie.


Pizza speck et brie


   C'était là l'intérêt de mon expérience en Italie : découvrir la vie quotidienne d'une culture différente de la mienne et m'enrichir de nos décalages. Chacun créé son propre mode de vie et c'est là tout l'intérêt d'un voyage à l'étranger : s'ouvrir sur le monde qui nous entoure ! Et surtout ouvrir son esprit aux autres. Pourquoi pas en mangeant une part de pizza au goûter?


Blondyn_Bubble

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