dimanche 25 septembre 2011

Soirée Galeries Lafayette - Bordeaux Ste Catherine






Pour célébrer les Fashion Week qui se succèdent dans les plus grandes capitales de la mode (New York, Londres, Paris et Milan), les Galeries Lafayette avaient organisé une sorte de GL-FNO (pour les non-adeptes des acronymes, une Galeries Lafayette-Fashion Night Out) dans plusieurs de ses magasins en France. Etaient conviés amoureux du vêtement et des accessoires, amoureux de la mode et du style. Au programme, défilés, conseils maquillage et manucure, shooting photo et cocktails gratuits. J’étais donc au rendez-vous pour assister à cet évènement mode assez inhabituel en Province et qui était comme prévu le lieu de convergence des modeurs et modeuses de la ville.

Ce fut d’abord l’occasion pour moi de faire un tour du magasin pour regarder les différents produits et différentes collections des marques.

Espace The Kooples


Une Vendeuse dont j'ai adoré les chaussures et le noeud écolière


Blouse col Claudine et jupe assortie

 Plusieurs défilés étaient organisés. Nous avions d’abord la possibilité d’observer les mannequins se faire maquiller et coiffer au 3ème étage. 





Le mannequin homme porte une veste d'inspiration chinoise et col Mao noire originale
Le mannequin femme porte une veste Desigual by Lacroix








    Puis ils étaient escortés par les vigiles dans les allées et les escalators jusqu’au rez-de-chaussée où l’on avait déroulé le tapis rouge en guise de podium. Un léger manque d’organisation se fait sentir, les catwalks ne sont pas tous parfaits, et toutes les tenues ne sont pas sensationnelles mais tout le monde se presse pour regarder, moi y compris. Ce n’est quand même pas tous les jours que l’on est présent à ce type d’événement et on y prend vite goût.







Tenue Maje - Parisienne chic

 

Si les mannequins étaient à l'honneur, certains avaient profité de l’occasion pour afficher leur style. Voici donc une sélection des looks de la soirée :

Mon objectif a été attiré par la pochette et les chaussures.


Trois belles tenues; coup de coeur pour celle de gauche



Marion
    J'adore la tenue rock de Marion adoucie par le chapeau. Elle a choisi la couleur bordeaux (très en vogue en cette saison) et des mocassins léopard pour finaliser le tout. 


"THE KOOPLE"
    Quand je les ai vus, il m'ont tout de suite fait penser à un de ces couples parfaitement assortis des campagnes de publicité The Kooples. Il porte une très belle chemise en daim ou suédine couleur sable aux manches retroussées sur un T-shirt imprimé blanc. Elle porte un de ces hauts bi-matières dont je rêve depuis longtemps et qu'elle a confectionné elle-même (chapeau !).



Nous étions donc assez loin des FNO New Yorkaises, Californiennes ou Parisiennes cependant nous saluons l’initiative des Galeries Lafayette en faveur du style et du bien habillé. Evidemment, ce n’est pas par charité que les GL ont accepté de prévoir une addition de plus de 1 000€ par magasin rien qu’en cocktails et flûtes de champagne mais bien par stratégie publicitaire. Nous apprécions tout de même l’effort qui a permis une soirée agréable et innovante quand en général « tout se passe à Paris », comme on dit.


Absolute B.

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vendredi 23 septembre 2011

Eloge de la lumière


 Paris by night



Promenons-nous la nuit. Les villes revêtent leurs habits de lumière. Les bâtiments, les lampadaires, les restaurants … Les sources de lumière sont multiples et enveloppent chaque ville dans une féerie dont je ne me lasse pas. Oui, je préfère une ville la nuit. Mille fois. Son charme phosphorescent me fascine, l’atmosphère qui s’en dégage m’enivre.



 La tour Eiffel, illuminée chaque soir


La communication d’une municipalité joue sur cette attraction de la lumière. Comme des papillons, les touristes sont captivés par la lumière. Le premier exemple qui me vient à l’esprit, le plus évident, c’est bien sûr la Tour Eiffel. La Tour Eiffel et son « 2000 » lors du passage de siècle, la Tour Eiffel dorée chaque soir, la Tour Eiffel et son scintillement magique quelques minutes par nuit.


La cathédrale de Strasbourg, illuminée en temps normal


Mais quand la ville pousse plus loin, on assiste au spectacle de jeux de lumières projetés sur la cathédrale de Strasbourg pendant tout l’été. En musique, pendant un quart d’heure, la cathédrale, déjà imposante, acquiert toute son ampleur. Des centaines de touristes, et de locaux, s’arrêtent, fascinés par la vie qui émane pendant quelques minutes d’un lieu sacré. Un lieu déjà éclairé mais qui, au son de classiques, laisse voir aux spectateurs tous ses détails.



 La cathédrale de Strasbourg pendant le spectacle


Alors quand la lumière devient culturelle, Rouen habille sa cathédrale des œuvres de Monet. Le peintre a représenté la cathédrale dans une trentaine de tableaux et c’est ceux-là même qui sont projetés sur la façade de Notre Dame de l’Assomption de Rouen. L’union de la culture picturale à la culture historique et religieuse confère une certaine magie au spectacle. Et l’espace d’un instant, l’image mentale du peintre ne fait plus qu’un avec la réalité. Assez fascinant comme idée.


Les peintures de Monet projetées sur la façade de Notre Dame de l'Assomption de Rouen


Alors si comme moi, vous êtes un papillon, attiré par la lumière, décrivez-nous celle de votre ville.

Faites-nous partager, faites-nous voir, faites-nous rêver.


L’illuminée, Blondyn_Bubble
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vendredi 16 septembre 2011

Gainsbourg, sur la route du Parnasse ?

 

    "Si nous parlons bien de Serge Gainsbourg, quelqu'un peut-il, s'il vous plaît, me dire comment "Lemon Incest" peut être considérée comme de l'art ? Je suis confuse." C'est la réaction qu'a eu Courtney, une de nos lectrices, après que j'ai posté sur notre page Facebook, la vidéo de "Comic strip" que Serge Gainsbourg chante avec Brigitte Bardot. Inutile de vous dire que j'ai été plus qu'interpellée par ce commentaire car à mes yeux Gainsbourg est un parolier de génie. Evidemment je connais "Lemon Incest", mais ce n'est pas LA chanson que je citerais comme référence dans le répertoire de Gainsbourg. D'abord parce que le texte me dérange, ensuite parce que le clip me met mal à l'aise (il est quand même allé jusqu'à érotiser sa fille) et enfin parce que je ne raffole ni des rythmes des années 80 ni de Gainsbarre. En d'autres termes Gainsbourg provocateur oui ; mais Gainsbarre provocateur non.

    La provocation, une constante chez Gainsbourg qui lui a apporté succès tout comme incompréhension, et admiration tout comme dédain. Si en France, il a réussi à en troubler plus d'un, moi y compris, imaginez outre-atlantique ! La question de Courtney, jeune américaine, n'aurait, par conséquent, pas dû me surprendre. J'aurai dû comprendre que sa perception était différente du simple fait de sa nationalité. Autre élément toujours présent chez Gainsbourg : le jeu sur son image. Si dans ses textes il est provocateur, il l'est d'autant plus dans son attitude. Or notre lectrice étant américaine, plus que les paroles (je ne sais pas si elle comprend le français) elle a dû prêter attention au personnage de Gainsbourg. Oui, car Gainsbourg se met en scène tout comme il met en scène ses chansons. De fait, même sans comprendre les paroles de "Lemon Incest", la vidéo en elle-même fait comprendre de quoi il s'agit. Mais comme je vous l'ai dit, Gainsbarre, provocateur mais de manière trop ostentatoire, non merci. C'est pourquoi je répondrais à Courtney, non "Lemon Incest", ce n'est pas de l'art, du moins c'est mon opinion, je préciserais tout de même que c'est le clip de cette chanson qui vraiment me dérange. Bien sûr les paroles sont tout aussi importantes mais l'impact visuel est tel que je minimiserais presque le sens des paroles.

    Dans la provocation, Gainsbourg est beaucoup plus subtil. Lorsque je dis Gainsbourg, et non Gainsbarre (notez bien!), je parle de l'artiste presque toujours vêtu d'un costume noir, rasé, les cheveux bien rangés, l'air timide et maladroit, qui pour se donner plus d'importance a toujours à la main une cigarette. C'est le Gainsbourg des années 60-70 dont je vous parle.


    Maladresse et timidité, deux caractéristiques que Gainsbourg réussit parfaitement à mettre à profit dans la provocation. Si je devais citer une chanson qui selon moi résume la personnalité de cet artiste je choisirai "Les sucettes" : elle montre ses qualités de parolier, d'interprète ainsi que son goût pour la provocation. La chanson a des airs faussement gentillet à cause de la mélodie qui pourrait sembler niaise, tout comme le texte parlant d'une fille aimant les sucettes à l'anis. Je vous laisse regarder la vidéo pour vous rendre compte de ce que je dis :





















France Gall Gainsbourg Les Sucettes di bisonravi1987


    France Gall a 19 ans lorsqu'elle interprète "Les sucettes", que Gainsbourg a écrit pour elle.  Jeune, fraîche, pas une mèche de travers avec une voix cristalline, France Gall est le portrait de la petite fille modèle, pure. Ce n'est donc pas un hasard si Gainsbourg lui écrit une chanson de ce genre. Cependant, rappelez-vous, la constante de Gainsbourg c'est la provocation. Alors que France chante, ingénue, "Les sucettes", elle décrit en même temps une fellation. J'ai spécialement choisi cette vidéo car elle met en évidence que c'est bien Gainsbourg qui mène le jeu et France, sans le savoir, l'accompagne, justement parce qu'elle est ingénue. C'est bien Gainsbourg qui mène la danse, tout cela grâce à sa gestuelle et surtout son regard : il a les yeux rivés sur elle. Je vous prie de prêter attention au regard qu'il lui jette à la 49ème seconde et surtout à son sourire en coin, que je traduirais par : "si tu savais ce que je suis en train de te faire chanter ma petite..." (je pense qu'il devait quand même rire à gorge déployée intérieurement).

   Voilà à mon avis où réside le génie de Gainsbourg : dans la subtilité de ses textes, qu'ils aient un caractère polémique ou non. Pour quelqu'un qui considérait la chanson comme un art mineur par rapport à la poésie, je trouve qu'il mérite sa place au Parnasse, lieu sacré des poètes. J'exagère sûrement en disant cela, à y repenser j'exagère tout court, mais la poésie quelque soit la langue reste un genre difficile car elle n'est ni chantée ni parlée mais récitée. Sa particularité réside par conséquent dans le rythme et les sonorités tout comme la chanson. Or Gainsbourg, outre être un admirateur de poètes tels que Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire ou encore Charles Baudelaire, était un excellent artiste car attentif à la forme poétique de ses chansons. Je pense que c'est aussi ce qui peut expliquer son succès hors de France, même en ne comprenant pas le français, un étranger peut repérer les sonorités et le rythme dans les chansons de Gainsbourg.

Shug'A'Very
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dimanche 11 septembre 2011

Urban Moments - Fripes et Verdure




Friperie Freep' Show, 80 Rue du Loup à Bordeaux

J'avais déjà l'habitude de fréquenter cette friperie où l'on trouve de très belles pièces, mais j'y vais beaucoup plus souvent depuis que j'ai commencé le street style. J'y rencontre des gens avec des styles très intéressants, vintage le plus souvent.


Freep Show Vintage







C'est donc devant Freep' Show que j'ai aperçu ces deux jeunes hommes. Celui de gauche a d'abord voulu poser son sac hors champ pour la photo mais je lui ai vite demandé de le garder. Malgré cela, on ne le voit quand même pas très bien. Il était kaki et avait l'air "vintagement" usé. 
Celui de droite a réussi une tenue denim sur denim, chemise en jean claire aux manches retroussées sur jean un peu plus foncé et des chaussures en cuir marron. 


Grafitti éphémère dans une rue perpendiculaire à la rue de Freep Show
C'était en fait un collage fait à partir de papier journal. L'objet principal de la scène, la sucette, est en rouge alors que les personnages sont en noir, blanc et écru. La mère est au téléphone et regarde droit devant elle. Elle semble pressée et désintéressée de ce qui l'entoure tandis que sa fille, sensible à la misère du vieil homme traîne le pas pour tendre naïvement sa sucette à ce dernier. Une oeuvre d'art comme une pensée optimiste mais très lucideUne pens éphémère cependant, car quelques jours plus tard, le collage avait disparu.

 

A deux pas de la Rue du Loup, Place Pey Berland
J'adore les photos de Street Style à vélo. Peut-être parce qu'elles me paraissent plus naturelles. En revanche, elles sont un peu plus dures à prendre à cause du mouvement. Ici, en plus du manque de lumière, ma mise au point n'est pas très bonne mais j'apprend. La photo me plaît tout de même. J'aime la tenue bohème, notamment le chapeau. Simple mais efficace pour une journée d'été.
 
 
L'homme-arbre, place St Projet


Michel's, Rue du Cancera

 
Absolute B.

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mercredi 7 septembre 2011

Goutez aux Baisers de Dames !






Lorsque vous demandez à un piémontais quelle est la spécialité culinaire de la région, l’une des premières réponses est « les Baci di Dama ». Les quoi me direz vous ? 
Les Baci di Dama. Deux demi lunes de gâteau aux noisettes ou aux amandes qui embrassent une couche de chocolat… Et si je vous dis que le goût rappelle le Nutella, vous aurez tous compris la merveille dont je vous parle. 

Ces biscuits sont la fierté de Tortona, un incontournable des après-midi entre amis et un fragment non négligeable du rayonnement gastronomique de la zone. Il y a la légende qui raconte que les Baci ont été créés à la cour de Savoie pour plaire au roi qui voulait découvrir de nouveaux goûts, il y a ceux qui racontent en revanche qu’ils sont nés et ont grandi à Tortona. Mais ce qui est sûr, c’est que la tradition remonte à plus d’un siècle et 
que le prestige des « baisers » ne faiblit pas.
Soyons fiers de nos traditions, quelles qu'elles soient et où qu'elles soient. Ce sont celles de nos parents, de nos grands-parents et des générations avant eux. Et faisons même plus, valorisons les. Pour que des goûts comme ceux-là ne se perdent pas, parce qu’ils ne se démodent pas, ne flanchent pas. Et réussissent toujours à émerveiller ceux qui les découvrent. 

Et puisqu'ils sont assez faciles à réaliser, voici une recette simple:


Blondyn Bubble



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vendredi 2 septembre 2011

Michelle Obama, Icône montante


« I hope that women learn to wear what they love ». Michelle Obama. Et non contente de l’affirmer, elle suit également son précepte. La première dame des Etats-Unis a su imposer son style en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
Et l’importance de la mode dans sa fonction semble capitale. Ms Obama devient une icône de mode, sans même sembler le vouloir. La robe qu’elle portait lors du bal d’investiture de son mari, Barak Obama, est dorénavant exposée, comme celles de ses aînées, au musée de l’histoire américaine. Cela témoigne de la place de choix dont dispose le style dans l’opinion américaine. Et Michelle Obama n’en reste pas là. Vogue lui consacre la couverture de son numéro de mars 2011 et Annie Leibovitz fait d’elle la seconde First Lady à poser pour le magazine qui fait autorité en matière de mode.
La robe du bal d’investiture de Barack Obama, exposée au musée d’histoire américaine

Mais loin de se laisser enfermer dans un cercle pré-tracé, la 44e première dame des Etats-Unis affirme son propre style. Elle aime à s’entourer de jeunes créateurs, dont Jason Wu et Isabel Toledo. Elle a également provoqué la stupeur en portant une robe H&M lors d’une émission télé. Ms Obama crée son propre style, parfois hors des sentiers battus, et c’est de là que vient son impact. Si la mode n’est pas s’habiller selon sa propre personnalité, ses goûts et ses envies, qu’est-ce donc ? La First Lady l’a bien compris et s’efforce de diffuser l’idée.
Michelle Obama en robe H&M lors de l'émission télé le "Today Show"

Pourtant, elle n’en délaisse pas pour autant son rôle de première dame. Représenter la première puissance mondiale demande une attention particulière quant aux choix de ses tenues. Le moindre faux-pas peut devenir un incident diplomatique quand on se trouve sous les projecteurs internationaux et cela n’a pas échappé à l’intelligence de Michelle Obama. Elle effectue une visite officielle en Inde et choisit un créateur indien Naeem Khan pour l’habiller d’une robe qui n’est pas sans rappeler les saris traditionnels.

Michelle Obama en Naeem Khan lors du voyage officiel en Inde 

   Et lors de la visite à la maison blanche du président chinois Hu Jintao, elle commet ce que Paris Match qualifie « d’incident stylisto-diplomatique » en choisissant une robe Sarah Burton pour Alexander McQueen plutôt qu’un styliste américain en face de l’homologue le plus redoutable de son mari. Mais la première dame envoie ses propres messages, loin des sentiers battus, et la symbolique est à chercher ailleurs, notamment dans les couleurs.
Encore une fois, Ms Obama crée sa propre voie, défie les codes et révolutionne la diplomatie de la robe en « portant ce qu’elle aime ». Merci Madame Obama. Parce que faire entrer H&M à la Maison Blanche, ça prouve quelle grande dame vous êtes.

Michelle Obama en Sarah Burton pour Alexander McQueen lors de la visite du président chinois aux USA
Blondyn_Bubble





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