jeudi 28 juillet 2011

FREE HUGS !




Le jour de mon arrivée aux Etats-Unis, ma famille d’accueil était là pour m’accueillir à l’aéroport. Imaginez ma joie d’être enfin arrivée après un voyage d’un total de quinze heures passées à attendre dans les différents aéroports, dormir dans des positions inconfortables dans l’avion et à angoisser quant à ce que cette expérience me réservait. Cependant, bien que soulagée de lire enfin la pancarte avec mon nom tenue par un couple à l’air plus que sympathique, je me suis rendue compte que je ne savais pas comment leur dire bonjour. La bise étant quelque chose de très européen voire de très français, cela me paraissait inapproprié tandis que la poignée de main se serait avérée trop austère pour l’occasion. Je me suis alors avancée timidement, prête à improviser quand ma « host mom » s’est approchée et m’a prise dans ses bras pour m’accueillir. Je venais alors de recevoir le premier d’une longue série de hugs.

Un hug, c’est donc une étreinte, mais ce terme me paraissant trop neutre, je préfère utiliser le terme anglais « hug ». Le mot « câlin » quant à lui a au contraire une connotation plus intime que le hug. Cette différence lexicale est tout à fait représentative de la culture du hug qui n’existe pas en France mais qui est très présente en Amérique du Nord et en Australie. Car s’ils considèrent qu’embrasser une autre personne sur la joue est familier, en France nous jugeons une étreinte tout aussi familière, peut-être parce qu’il s’agit d’entrer dans la sphère personnelle d’un autre individu.

Pas étonnant donc que le mouvement Free Hugs soit né en Australie avec pour but de « dispenser de l’affection gratuite à autrui ». Un hug se veut sincère et amical. Parfois très utile lorsque les mots manquent, on peut tout dire, tout exprimer avec un hug. Il y a ceux qui disent « hey ! contente de te voir ! », ceux qui se veulent réconfortant du genre « tout ira bien », ceux qui veulent dire adieu ou ceux qui viennent appuyer des excuses ; tout dépend de sa durée et de sa force.  Une rapide accolade accompagnée d’une chaleureuse tape dans le dos entre deux amis par exemple ou une forte étreinte que l’on fait durer lorsqu’il s’agit d’une amie que l’on n’a pas vue depuis longtemps. Mais pas besoin d’être des amis de longues dates pour se donner un hug, car le hug se veut aussi spontané et sans arrière-pensées. Juste un peu d’affection dans ce monde de brutes!

Absolute Bérénice_ 
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mardi 26 juillet 2011

La Diplomatie de la Robe


  



   Jackie Kennedy. La première ce fut elle. A instaurer un style. A utiliser la mode comme alliée en politique. A marier élégance et personnalité pour jouer avec son image et donner une autre échelle au rôle de la première dame. Aujourd’hui, la leçon est entrée dans les mœurs et ses descendantes n’ont pas à rougir de leur parcours. Michelle Obama, Rania de Jordanie, Carla Bruni, Cristina Kirchner et leurs consœurs jouent selon leurs règles. 


   Quand les hommes sont cantonnés à un costume, le devoir de la femme en matière d’élégance se complique. Allier distinction et sans faute en matière de mode devient une part intégrante de la politique féminine. Les tenues des femmes de pouvoir ont un retentissement international, permettant encore une fois à l’industrie de la mode d’étendre son empire. Oscar de la Renta, Sarah Burton, Elie Saab, Chanel, Dior … Tous ces grands noms ont désormais un impact sur la politique et la diplomatie à travers leurs créations. 

Rencontre avec la Reine d'Angleterre
   Pourquoi attacher une si grande importance à des tenues quand en politique, ce sont les actions qui comptent ? 
Parce qu’une femme politique est, et reste avant tout, une femme. La vitrine qu’elle offre diffère on ne peut plus largement de celle d’un homme. Chaque détail a son importance ; coiffure, maquillage, tenue. Tout se doit d’être parfait pour mettre en avant le goût et la classe qu’est tenue d’avoir une femme dans l’opinion commune. 
Parce qu’ensuite, une première dame est le côté glamour du couple présidentiel. Son rôle est d’épauler le président en représentant avec charme le pays qu’il gouverne. La première dame est une alliée de choix lors des visites diplomatiques et de fait, ses vêtements sont étudiés avec soin. De la nationalité du créateur à l’évocation symbolique du pays où elle se trouve, il faut un sans-faute parfait.
Enfin, parce qu’une femme politique se doit de développer la culture. Et celle-ci passe aussi par la mode. La mode comme un symbole d’ouverture internationale, comme un lien entre des nations aux cultures hétérogènes. Comme une mise en valeur de la femme et de sa valeur aux yeux du monde. Quel que soit le style. Quelle que soit la manière. Quels que soient les goûts. 
Et si une femme politique, par la seule « voix » de la robe qu’elle choisit, réussit à rassembler ces trois buts, le résultat ne peut qu’être positif. 

Suivez-moi dans le monde où les robes sont diplomates.

Blondyn_Bubble. 





En visite à Paris



         
       Le couple Kennedy lors du bal d'investiture






                     


                   
                                     L'élégante robe sans manches et cintrée, caractéristique du style de Jackie Kennedy
                           
                               
                                                Tenue plus décontractée (pull over long avec poche, pantalon carotte et ballerines) mais toujours sans faute de goût
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Parce que ne pas pouvoir écrire une ligne à quelques jours de la publication du premier article de son propre projet c'est quand même le comble!
Tribulations d'une future blogueuse.


    Ma chère Aphasie, si tu voulais bien me quitter je t'en serai infiniment reconnaissante. Non pas que je n'apprécie le silence qui règne en moi, cependant nous nous cotoyons depuis un peu trop longtemps à mon goût. Incognito a patienté pendant presque deux ans pour faire son entrée , il est maintenant temps que tu lui laisses la place.
     Si le manque d'inspiration est un passage obligé afin d'écrire des articles agréables à lire, je veux bien que cela m'arrive de temps en temps mais PAS aujourd'hui! PAS lorsque qu'avec mes acolytes Absolute.B et Blondyn (que vous aurez l'occasion de connaître très vite), nous avons décidé de faire partie, nous aussi, de la blogosphère.

    Tout a commencé par un "Hey les filles ça ne vous dirait pas de créer un magazine avec moi?" Car, à l'origine, Incognito a été conçu comme un magazine, cependant je suis descendue très vite de mon cocotier lorsqu'un matin je me suis dit : "Ma fille t'es quand même relativement sans le sou!". C'est à partir de cette révélation que j'ai décidé de faire d'Incognito un blog.
    Absolute.B, Blondyn et moi avons pour points commun d'être amoureuses des langues, et surtout curieuses. A l'origine, Incognito devait être un blog dédié à la mode, mais très vite, notre curiosité a pris le dessus et nous nous sommes mis à vouloir parler de tout ce qui nous touchait que ça soit dans la mode, la littérature, la musique, le cinéma, la photo, les voyages, ou encore le vintage. C'est de cette façon que d'un blog mode nous sommes passées à l'idée de blog culturel. Je précise que par culturel, nous n'avons pas la prétention de vouloir donner des leçons mais simplement éveiller la curiosité des gens sur des sujets qui nous ont particulièrement touchés.

    Incognito, grâce à ce premier article, est sur le point d'entrer dans la blogosphère. Nous aurions pu faire un edito très simple et bref, mais il m'a semblé important de vous montrer un peu les coulisses du blog puisque ne l'oubliez pas Incognito est un projet, rappelez-vous qu'à l'origine ce devait être un magazine (oui oui la descente du cocotier n'a pas totalement été faite). Je rajouterai que notre entrée dans la blogosphère ne pouvait se faire uniquement dans notre langue maternelle, après tout nous sommes des linguistes. Ecrire en français, évidemment, mais écrire en anglais et en italien a été un choix que nous avons fait en pensant à notre amour pour les Etats-Unis et l'Italie. Il est par conséquent évident que de ce point de vue les articles écrits dans ces deux langues seront légèrement différents de ceux écrits en français car nous pensons à tous nos lecteurs.
   
   
    Shug'A' very 
   
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